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11 juin 2016. Première étape de travail sur Maxime Lisbonne.
Jean-Baptiste Brengou, Mo Abbas, Zabou Moreau et Hervé Laforce ont épluché moult patates en son honneur ce jour-là. Une journée qui se voulait à l’image du personnage, rigolard et édifiant, désordonné mais vaillant, insaisissable et intelligent.

Pourquoi Maxime Lisbonne ? Pourquoi choisir d’éplucher 11 kilos de patates et des dizaines d’ouvrages (dont Le Banquet des Affamés de Didier Daenincks), écouter des chansons, déchiffrer des partitions, défricher des livres d’histoires, tourner des films, scanner placards et affiches, reconstituer des menus… Pourquoi retracer la vie et l’œuvre de Maxime Lisbonne ? Pourquoi choisir ce soldat, directeur de théâtre, colonel de la Commune, bagnard en Nouvelle-Calédonie (avec Louise Michel), inventeur du strip-tease (absolument, avec Le Coucher d’Yvette), agitateur, assureur, révolutionnaire, buraliste, comédien… Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune, s’est toujours défini comme un saltimbanque. Joyeux, vorace, artiste, courageux dans l’adversité, il ne s’est jamais laissé abattre. Voilà pourquoi. Et en exposant textes, photos, films, affiches, cartes ou constellation, nous avons tenté de suivre ses inventions permanentes – voyage historico-culinaire de Paris à Marseille, de la Commune à la IIIe République, de la Kabylie à la Nouvelle-Calédonie, de la Taverne du Bagne à la Brasserie des Frites Révolutionnaires…

brasserie revolutionnaire

Au menu, donc, ce jour là :
Cornets de frites (11 kilos, deux cuissons) à tremper dans une sauce zouave, une ratapoil, une sanguinaire, une tatar (gros succès), une bagnarde ou une communarde

On pouvait aussi y boire de la bière et tailler le bout d’gras. Et certaines discussions, interventions pertinentes et critiques, avaient de quoi mettre du plomb dans la cervelle – remerciement à tous les curieux qui, bravant les jets de chaises et les lancers de bouteilles de la bataille rangée Anglo-russe qui mettait Marseille à feu et à sang, nous ont rendu visite ce jour-là.

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Première étape de travail sur Maxime Lisbonne.
Résultat : des questions.
Comment s’y prendre maintenant ? Comment mener à bien ce voyage ? Comment le mettre en scène ? Cabotage ou ligne droite ? Chronologique ou thématique ? Une ou plusieurs étapes ? Où amerrir ? Quelles portes ouvrir ?
Une seule réponse pour l’instant : lire et écrire – extraits de livres à retranscrire, plusieurs voix à décrire, chansons à offrir, cartes et territoires à circonscrire….
Et encore beaucoup de patates à frire…
Bref. A mûrir…

À suivre…

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