Esprits des Lieux – snacks de Marseille

mistral

À défaut d’un inventaire de tous les sandwichs que j’ai mangé (une tâche impossible à réaliser – j’avais à peine deux dents quand j’ai croqué pour la première fois dans un merguez-harissa), j’ai entamé l’inventaire photographique de tous les snacks devant lesquels le hasard me faisait passer. Une fascination pour la nourriture et la cuisine de rue, oui, certainement. Mais pas que…

sncaks poster

Baguette, galette ou pain rond ? Shawarma, chich, donner, merguez ou tournedos ? Escalope de dinde ou de poulet, foie ou cœur d’agneau, bifteck ou cordon bleu ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu veux de la mayonnaise, du ketchup, de la moutarde, de l’harissa, de la sauce blanche ou de la sauce algérienne ? Tu veux une toastinette ou du camembert ? Tu veux salade, tomates, oignons ? Tu veux des frites ? Bien sûr que tu veux des frites ! Ou alors, non, tu préfères peut-être un bon pan bagnat, un vrai pan bagnat, avec le pain rond, les œufs durs, l’anchois, le thon, la tomate, la salade et un bon filet d’huile d’olive par dessus ? Non ? Tu veux l’Americano de la rue Saint-Saëns ? L’italien du Dirigeable ? Le döner de la place des Capucines ? Le fricassé de la rue d’Aubagne ? Le falafel de l’Opéra ? Un panini basilic-mozza ? Le jambon beurre de ta mère ? Le brochette de foie de te grand-mère ? Un merguez dont la braise est activée au sèche-cheveux, comme à la rue du Musée ? Bon. Et maintenant, tu te décides ou quoi ? J’ai faim moi…

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Maxime Lisbonne, par Jean-Baptiste Brengou & Mo Abbas

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11 juin 2016. Première étape de travail sur Maxime Lisbonne.
Jean-Baptiste Brengou, Mo Abbas, Zabou Moreau et Hervé Laforce ont épluché moult patates en son honneur ce jour-là. Une journée qui se voulait à l’image du personnage, rigolard et édifiant, désordonné mais vaillant, insaisissable et intelligent.

Pourquoi Maxime Lisbonne ? Pourquoi choisir d’éplucher 11 kilos de patates et des dizaines d’ouvrages (dont Le Banquet des Affamés de Didier Daenincks), écouter des chansons, déchiffrer des partitions, défricher des livres d’histoires, tourner des films, scanner placards et affiches, reconstituer des menus… Pourquoi retracer la vie et l’œuvre de Maxime Lisbonne ? Pourquoi choisir ce soldat, directeur de théâtre, colonel de la Commune, bagnard en Nouvelle-Calédonie (avec Louise Michel), inventeur du strip-tease (absolument, avec Le Coucher d’Yvette), agitateur, assureur, révolutionnaire, buraliste, comédien… Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune, s’est toujours défini comme un saltimbanque. Joyeux, vorace, artiste, courageux dans l’adversité, il ne s’est jamais laissé abattre. Voilà pourquoi. Et en exposant textes, photos, films, affiches, cartes ou constellation, nous avons tenté de suivre ses inventions permanentes – voyage historico-culinaire de Paris à Marseille, de la Commune à la IIIe République, de la Kabylie à la Nouvelle-Calédonie, de la Taverne du Bagne à la Brasserie des Frites Révolutionnaires…

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Au menu, donc, ce jour là :
Cornets de frites (11 kilos, deux cuissons) à tremper dans une sauce zouave, une ratapoil, une sanguinaire, une tatar (gros succès), une bagnarde ou une communarde

On pouvait aussi y boire de la bière et tailler le bout d’gras. Et certaines discussions, interventions pertinentes et critiques, avaient de quoi mettre du plomb dans la cervelle – remerciement à tous les curieux qui, bravant les jets de chaises et les lancers de bouteilles de la bataille rangée Anglo-russe qui mettait Marseille à feu et à sang, nous ont rendu visite ce jour-là.

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Première étape de travail sur Maxime Lisbonne.
Résultat : des questions.
Comment s’y prendre maintenant ? Comment mener à bien ce voyage ? Comment le mettre en scène ? Cabotage ou ligne droite ? Chronologique ou thématique ? Une ou plusieurs étapes ? Où amerrir ? Quelles portes ouvrir ?
Une seule réponse pour l’instant : lire et écrire – extraits de livres à retranscrire, plusieurs voix à décrire, chansons à offrir, cartes et territoires à circonscrire….
Et encore beaucoup de patates à frire…
Bref. A mûrir…

À suivre…

Un brin c’est tout & AB Poteries

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Le Tableau Piège a ouvert ses portes à « Un brin c’est tout » et à « A.B. Poteries » – association entre vannerie et céramique pour la création d’objets domestiques et utilitaires – assiettes, lampes, bols, verres, soucoupes, saladiers… Un beau travail pour une association prometteuse que l’on devrait revoir par monts et par vaux sur les marchés de Provence.

En prime, petite démonstration de vannerie. Mais quel objet cela va-t-il donner ? Mystère…

Et au menu :

Croquettes de ricotta aux herbes fraîches et zeste de citron, salsa de tomates rôties, roquette

Filet de maquereau mi-cuit, purée de wasabi, sauce soja, sésame et zeste de citron grillés, courgettes marinées, radis rouges, riz blanc

Panier de fraises, chocolat blanc au thé matcha, crème fouettée au basilic

menu un brin

Re-cut-up-cette-up

recutupcetteup
Recette pour une après midi réussie :

– choisir un bel endroit pour se dorer au soleil
– inviter Anna Collado à concocter un atelier d’écriture
– assaisonner de quelques personnalités hétéroclites
– mettre les cerveaux en ébullition
et voilà.

Au final, production de quelques drôles de textes, recettes étranges sur des sujets aussi divers et variés que la méditation, la ville ou le vent, textes qui ont été ensuite illustré à partir de mots ou d’images découpés dans des magazines et collés sur un carton à pizza. Hum… Pas si facile mais occuper ses mains délasse l’esprit.

 

Et pour accompagner l’atelier, au menu, un déjeuner des métaphores :

Soupe au lait (de coco) – crevettes, citronnelle, galanga
Riz jaune
Panier à salades – olives, oignons, anchois
Poulet roulé dans la farine
Du beurre dans les épinards
Patate chaude
Moutarde qui monte au nez – moutarde, crème, estragon
Tronche de cake mi-figue, mi-raisin et tombée dans les pommes au caramel

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Merci à Graziella, Tony, Jean-Baptiste, Vincent, Régine, Wilma, Valérie, Nathalie et Anna !

Éléments de cuisines tsiganes

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En préambule à la neuvième édition du Latcho Divano, le festival des cultures tsiganes, qui s’est déroulé du 25 mars au 09 avril, Le Tableau Piège a consacré un week-end en hommage aux cultures tsiganes. Une exposition de photographies pour commencer – celles de Laurence Janner, issues de ses voyages en Roumanie, dans le village tsigane de Scarisoara, dans la vallée de l’Aries, en Transylvanie et dans les villages de Pungesti et Doagele, en Moldavie roumaine – celles de Mo Abbas, issues des ateliers photographiques réalisés depuis 2009 sur les bidonvilles de l’Arbois et de Velaux, près d’Aix en Provence.

L’exposition a été visible tout au long du Latcho Divano – et le Tableau Piège fut pendant quinze jours le point de rencontre des artistes, des bénévoles et de l’équipe du festival : Tcha Limberger et le Kalotaszeg trio, Slavka Radenez, Dj Soumnakaï, Gilles Eynard et Sasha Zanko, les Lautari de Bucarest…

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Un repas en écho – une répétition générale avant le stage de cuisine réalisé pendant le festival. Au menu :

Tahinosoupa
Mouhamara
Hummous
Tabula rasa
Cigare à la feta
Riz au vermicelle
Keftas de bœufs
Knafe
Yaourt au graines de grenade

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Ces recettes sont un hommage aux tsiganes du Moyen et du Proche-Orient, qui fuient leur pays comme tous leurs congénères pris dans le tourbillon de l’histoire. Les tsiganes seraient-ils des migrants comme les autres ? Parmi les migrants, des roms ? Oui, absolument. Migrants économiques, migrants fuyant les persécutions, la pauvreté, les dictatures, les bombardements, la guerre… Qu’ils soient syriens, palestiniens, grecs, turques, libanais ou irakiens, qu’ils soient doms, zott, jat, çingene, nawar ou ghorbat, ils transportent avec eux leurs cultures millénaires, leurs savoir-faire, leurs chants, leurs danses, leurs poésies, leurs pratiques culinaires, qui se fondent dans les cultures locales tout en se laissant traverser par elles. Et ce sont ces traces que nous voulons ici révéler et accueillir l’Humain à bras ouverts.

Misto Avilen !

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Brillantine : « Je ne suis pas seule dans ma peau »

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06 mars 2016

Première réussie pour Brillantine et ses photographies.
Allégorie de l’absurdité de la maladie, envahissante et invisible. Un travail sur le corps et sa rencontre avec des éléments extérieurs, incongrus – éléments culinaires, bien entendu : citrons sur le sein, passoire en taureau, visage d’artichaut et artichaut dans le sac, de l’eau, de l’eau, de l’eau et des médicaments…

Visiteurs séduits par l’humour qui se dégage de ce travail, séduits par la sensibilité, le jeu en entre noir et blanc et couleur, la qualité des tirages et le choix du papier. Et parce que nos convives sont des amateurs d’arts, l’un d’un est reparti avec l’une des photographies. Et dire que cette histoire a commencé avec un appareil photo trouvé à l’arrière d’un taxi…

Le soleil, encore de la partie, a permis aux plus motivés (les plus nombreux) de profiter de la terrasse.

dedans dehors

Au menu :

Crackers de soubressade et de maquereau fumé
Briks façon scarole
Crème de chou-fleur au parmesan et céleri vapeur
Daube de bœuf à l’orange
Artichauts en barigoule, pommes de terre vapeur, crème à la ciboulette
Salade de roussette, d’endives et de cébettes à la crème balsamique
Citrons complètement givrés et sablés au thé matcha

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Beaucoup se sont réconciliés avec le chou-fleur ; la daube à l’orange, aussi bonne que celle de la grand mère ; quant aux citrons givrés (une belle réussite), ils ont font ressurgir des souvenirs d’enfance – la cuisine familiale, les vacances en Espagne, le restaurant chinois…

Merci Brillantine, et vivement ta prochaine exposition !

Les 10 ans des Agendas Mo i Moro

Dimanche 20 décembre

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Exposition des créations visuelles du collectif Mo i Moro (cartes postales, cartes de voeux, couvertures d’agendas).

 

 

 

 

 

Heureusement le soleil a été clément et a permis à une partie des convives de profiter de l’extérieur avec, au menu de cette belle journée :

repas-moimoroCrème de courge doubeurre, gorgonzola et noix

Mousse de foie de volaille aux 4 épices et cognac
(poivron vert, radis rouges, puntarelle)

Rougail saucisses au combava
(frites de plantains, achards de légumes, épinards, riz blanc)

Cigare au pavot, compote de pommes, crème fouettée à la vanille

Recettes tirées des éditions précédentes de l’Agenda, et c’était bon…

 

Atelier collage pour l’Agenda Mo I Moro

Samedi 28 novembre

atelier-moimoro Le collectif Mo i Moro proposait un atelier de collage. Les participants étaient invités à créer leur propre couverture d’agenda.

L’atelier a duré un peu plus de 3 h pour permettre à chacun de finir ce qu’il avait commencé. Le collectif s’est chargé de finaliser les couvertures en collant les intérieurs et en vernissant le tout, avant de fabriquer les agendas dans la semaine qui a suivie.

Mo i Moro crée des agendas culinaires depuis 10 ans.

http://mo.i.moro.free.fr/

Le verger-piège de Vincent Marco

verger piegeAvec Vincent Marco, ce furent 15 jours de créations, de récréations et de poésie ; quelques bonnes tranches de rigolade, science, conscience, intelligence, musique sous toutes ses formes (chantée, jouée, écoutée), pertes de clefs (momentanées), apéros au Bar du Peuple, mhadjeb en veux-tu en voilà…

15 jours de déambulation à la découverte d’endroits inattendus dont les autochtones ne soupçonnent peut-être pas même l’existence ; ou comment se laisser entraîner à regarder la ville disparaître, apparaître, se transformer, éternel retour des couchers de soleil éblouissants au sommet de la colline de la Garde et du Bois Sacré.

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Il y eut ces quelques heures de brainstorming hilarant après lesquelles, sous son impulsion, nous avons testé, goûté et approuvé les associations d’ingrédients qui allaient composer le menu du week-end :

menu verger piege tableau

menu verger piege

Dernier week-end estival de l’année, à attendre les visiteurs en dessinant au soleil – 3 gravures et un dessin ont trouvé preneur (merci à Kim, Jean-Baptiste et Hervé)

verger piege expo

Le temps est vite passé, à peine arrivé et déjà la tristesse d’en finir…

Merci Vincent pour ces beaux moments !

Attention, manger de mort !

Dimanche 1er novembre.

Exposition de photographies issues des collections personnelles de Stéphan Richaud, Bruno Ceron, Anna Collado, Zabou Moreau ; et la participation de France Nédjoua et Julien Confalonieri – France a fait le gâteau, Julien la photo…

Gateau_tete_de_mort

Au menu de cette belle journée ensoleillée et pimentée :

menu manger de mort

Salsa de mangue
Salsa avocat-pamplemousse
Huevos rancheros
Sincronizadas
Esquites

Mole poblano
Arroz blanco
Platanos fritos

Alfajores de dulce de leche
Horchata

On se régale !manger de mort

Et Taram Leibok en invité surprise, juste avant sa déambulation en direction du port de Malmousque pour la Fête tes morts – Taram ? Qui saura le reconnaître ?

fete tes morts

Prochain événement, le 14 novembre, sortie de résidence de Vincent Marco, déjà au travail…

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